Hakima, veuve déplacée en Afghanistan
Hakima, 50 ans, vit dans la province de Bamiyan dans une maison creusée dans la montagne. Veuve et mère de six enfants – trois filles et trois garçons – elle s’occupe seule de sa famille depuis le décès de son mari, qui était handicapé et alité. Sans revenu stable et avec un accès limité aux soins de santé, la famille n’a pas pu financer son traitement lorsque son état s’est aggravé. Se souvenant de cette période, Hakima raconte :
« Mon mari était malade et handicapé. Il avait une tension artérielle élevée, mais nous n’avions pas d’argent pour acheter des médicaments ou le faire soigner. Il est resté alité jusqu’à son décès. »
Souffrant elle-même de problèmes de santé, Hakima ne peut pas travailler. Son fils aîné subvient aux besoins de la famille en poussant une brouette au marché, gagnant à peine assez pour couvrir leurs besoins quotidiens. Évoquant les difficultés auxquelles ses enfants sont confrontés, elle explique :
« Parfois nous avons de la nourriture, parfois non. Certains jours, mes enfants vont à l’école le ventre vide, et parfois ils restent à la maison parce qu’ils sont malades. Il fait froid, et la maison fuit quand il pleut ou qu’il neige. »
Réfléchissant à l’impact émotionnel de ces épreuves, elle ajoute :
« Que Dieu protège mes enfants. Quand il n’y a pas de nourriture à la maison et que je ne peux rien cuisiner, mes enfants pleurent, et je pleure avec eux. »
La plus grande inquiétude de la famille demeure leur logement. Vieux et délabré, il n’offre que très peu de protection contre les conditions hivernales rigoureuses ; la neige et l’eau glacée s’infiltrent souvent à l’intérieur.
« Notre principal problème, c’est cette maison, » dit Hakima. « Les murs s’effondrent. Quand il pleut ou qu’il neige, nous devons partir parce que nous avons peur qu’elle s’écroule sur nous. »
Grâce au HCR, Hakima et sa famille ont reçu une aide en espèces, qui leur a permis de couvrir certains besoins essentiels, notamment la nourriture, les médicaments et le charbon pour se chauffer pendant l’hiver. Se souvenant de ce soutien, elle partage :
« Cet hiver, nous étions mieux. J’ai pu acheter du charbon et quelques choses pour mes enfants, comme de la farine, de l’huile et du riz. Cela nous a beaucoup aidés, et notre situation était un peu meilleure cette année. »
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